L’Audi Q9 n’est pas seulement le plus gros SUV de la marque, c’est aussi une déclaration d’intention face à la concurrence allemande. Loin des débats sur la surpuissance, Ingolstadt choisit de miser sur ce qui se passe à l’intérieur. À bord, ce n’est plus un simple véhicule, mais un espace de vie mobile où la technologie se fait discrète et où chaque détail – des matériaux naturels aux sièges inclinables – est pensé pour le bien‑être. Une approche qui séduira les familles exigeantes et les cadres en quête de leur troisième lieu.

Il existe des voitures dont les qualités intérieures en disent plus que de simples chiffres de performance. Le premier grand SUV familial d’Audi, le Q9, en fait partie. Derrière ses portes – pour la première fois à commande électrique – le nouveau modèle phare d’Audi offre jusqu’à sept places, un accès facilité à la troisième rangée ainsi qu’un toit panoramique de 1,5 m² à transparence commutable. Alors que la firme allemande doit affronter des concurrents installés depuis près de vingt ans sur ce segment, elle a choisi de dévoiler en priorité ce qui fera la différence : l’habitacle, pensé comme un refuge pour la famille, les déplacements professionnels et les longs trajets. Le lancement mondial interviendra dans environ deux mois, mais une chose est déjà certaine : le voyage commence dès que l’on monte à bord.

« Vorsprung durch Technik » repensé : un espace de vie plutôt qu’un simple SUV

Avec le Q9, le célèbre credo d’Audi prend un sens nouveau. « “Vorsprung durch Technik” se définit de plus en plus par l’expérience à bord », résume Gernot Döllner, CEO d’AUDI AG. « Les voitures sont depuis longtemps bien plus que de simples moyens de transport ; elles sont devenues pour nos clients de véritables espaces de vie mobiles. » Cette philosophie, qui rappelle celle des grandes limousines ou des jets privés, se matérialise par une approche radicale : on ne parle plus ici de performances ou de puissance, mais d’ambiance, de modularité et de sérénité. Döllner l’a répété lors de la conférence annuelle du groupe : « Avec le Q9, nous renforçons notre position aux États-Unis et définissons le sommet de notre portefeuille. » Une manière de reconnaître que ce mastodonte de plus de 5,20 m (5 200 mm) n’est pas destiné aux petites routes de Provence, mais aux autoroutes texanes ou aux artères de Shanghai.

Dans l’habitacle, les qualitatifs abondent – Nappa, laine d’alpaga, microfibre Dinamica – mais c’est surtout l’attention portée à la lumière qui surprend. Le toit panoramique, avec ses neuf segments indépendants, peut passer du translucide à l’opaque en une pression, comme un hublot d’avion d’affaires. « Le Q9 est le premier modèle de série à intégrer une telle fonction électrochromatique », précise le communiqué du centre média. Un détail qui semble anecdotique, mais qui change tout quand le soleil tape fort sur la banquette arrière ou lorsque l’on souhaite préserver l’intimité des passagers.

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Six ou sept places, business lounge ou refuge familial

L’Audi Q9 sera proposé en deux configurations intérieures principales. La version six‑places, clairement orientée « business », remplace la banquette centrale par deux sièges capitaines électriques, chauffants et ventilés – un confort digne de la classe affaires d’Emirates. Les passagers arrière profitent d’accoudoirs indépendants et d’un espace aux jambes généreux. À l’avant, les sièges sport plus intègrent une fonction massage, complétant ainsi une atmosphère de salon roulant.

À l’inverse, la version sept‑places (configuration 2‑3‑2) séduira les familles nombreuses : les trois places de la deuxième rangée peuvent accueillir des sièges‑auto enfant, et l’accès à la troisième rangée est facilité par un système électrique de basculement. « Les dossiers de la troisième rangée se rabattent individuellement par commandes électriques, une solution idéale pour passer rapidement du mode passagers au mode chargement », souligne le communiqué de presse. Cette modularité électrique, rare sur ce segment, montre qu’Audi a vraiment planché sur les usages du quotidien – les parents le savent : sortir de l’école avec trois enfants, des courses et un landau relève parfois du casse‑tête.

Côté rangements, le Q9 n’est pas en reste : deux chargeurs à induction pour smartphones, des prises USB‑C haute puissance, un système de rails à crochets coulissants dans le coffre et des poches généreuses dans les portes. « Des solutions de rangement généreuses, des pads de recharge sans fil et un système de gestion de bagages flexible avec ancrages réglables », énumère un autre média automobile.

Portes électriques et toit panoramique XXL, l’entrée en scène est un spectacle

Pour la première fois sur une Audi, toutes les portes peuvent être commandées électriquement. Et là, ce n’est pas un gadget. L’ouverture se déclenche depuis la clé, l’application myAudi, l’écran MMI, mais aussi de manière plus inattendue : en appuyant sur la pédale de frein ou en bouclant sa ceinture de sécurité. Imaginez la scène : vous approchez du Q9 les bras chargés de paquets, une simple pression sur la boucle de ceinture que vous tenez à la main, et la porte s’ouvre toute seule. Cerise sur le gâteau, des capteurs ultrasoniques détectent les obstacles (un vélo qui arrive, un trottoir trop serré) et interrompent le mouvement pour éviter tout choc. « Un ensemble de capteurs périphériques avec détection d’obstacles arrête la porte si l’espace est insuffisant – particulièrement utile dans les places de parking étroites », peut‑on lire dans la documentation officielle.

Ces portes s’ouvrent à 90 degrés, un angle généreux qui facilite l’embarquement des passagers âgés ou l’installation des enfants. Associée au toit panoramique de 1,5 m², cette signature d’accueil transforme la simple action de monter dans une voiture en un rituel presque théâtral. Ce toit, plus grand qu’un lit double standard, est divisé en neuf segments de verre feuilleté dont l’opacité se règle indépendamment. Lorsque vous coupez le contact et verrouillez le véhicule, le toit bascule automatiquement en mode opaque – idéal pour protéger l’intérieur du soleil ou des regards indiscrets.

Audi a officiellement levé le voile sur l’habitacle de son tout nouveau Q9, un imposant SUV de plus de 5,20 mètres de long, qui vient concurrencer les BMW X7 et Mercedes-Benz GLS. Dévoilé à l’occasion d’un premier aperçu intérieur, ce modèle, dont la présentation statique complète est prévue pour le 29 juillet 2026, mise tout sur l’espace, le confort et une expérience à bord immersive. Proposé en versions six ou sept places, il inaugure des portes entièrement électriques, un toit panoramique de 1,5 m² à opacité variable et un système audio 4D. Sous le capot, le Q9 repose sur la nouvelle plate‑forme Premium Platform Combustion (PPC) et devrait associer des moteurs essence micro‑hybridés à des hybrides rechargeables, y compris un V8 pour la future version sportive SQ9. Le constructeur allemand n’envisage pas à ce stade de variante 100 % électrique pour ce vaisseau amiral destiné en priorité aux marchés américain, chinois et moyen‑oriental.

Expérience sonore 4D et écrans : la technologie au service de l’immersion

Si le Q9 brille par son calme et ses matériaux, il sait aussi faire vibrer – littéralement. Le système Bang & Olufsen 4D ne se contente pas de diffuser un son spatialisé : des actionneurs intégrés dans les dossiers des sièges avant transmettent les basses fréquences directement dans le corps des passagers. « Un système audio 4D qui transforme la musique en expérience immersive », résume Audi. De plus, les haut‑parleurs de casque intégrés aux appuie‑tête permettent à chaque occupant d’écouter sa propre source sans déranger les voisins.

L’instrumentation est constituée d’une double dalle incurvée – déjà vue sur les dernières productions d’Ingolstadt –, à laquelle peut s’ajouter un troisième écran tactile pour le passager avant. L’habitacle a été volontairement dépouillé de la plupart des boutons physiques, relégués sur la console centrale à proximité du double chargeur à induction. Les finitions brillantes ont été réduites au profit de surfaces mates et texturées, « minimisant les traces de doigts et renforçant la sensation de qualité dans la durée ».

L’éclairage d’ambiance mérite aussi un paragraphe : 84 LED viennent illuminer le ciel de toit, avec 30 couleurs au choix, synchronisables avec le thème musical. Une proposition que l’on pourrait qualifier de « club‑house nomade », mais qui rappelle surtout l’attention obsessive d’Audi pour les détails sensoriels.

Moteurs thermiques et hybridation : pourquoi Audi fait l’impasse sur le 100 % électrique

Contrairement à certains concurrents (comme BMW qui prépare un iX7), le Q9 ne sera pas proposé en version entièrement électrique. Un choix stratégique assumé. « Le Q9 utilisera exclusivement des moteurs à combustion, certains intégrés dans des chaînes de traction hybrides rechargeables ». La raison tient à l’usage : une clientèle haut de gamme, qui veut traverser l’Europe ou les États‑Unis sans stress de recharge, ne se contente pas d’une autonomie limitée. L’hybride rechargeable permet de ménager la chèvre et le chou – zéro émission en ville, tranquillité du thermique sur autoroute.

Concrètement, le Q9 repose sur la plate‑forme PPC (Premium Platform Combustion), la même que le futur Q7. Elle accepte les moteurs essence, diesel, micro‑hybrides 48 V et hybrides rechargeables. La rumeur évoque un 3,0 litres V6 turbo essence micro‑hybride de 335 ch, une variante hybride rechargeable dépassant les 460 ch, et surtout un SQ9 animé par un V8 4,0 litres biturbo qui pourrait avoisiner les 600 ch. « La version sportive SQ9 a déjà été filmée à l’essai sur route ouverte », indique la presse spécialisée. Les prix estimés débutent autour de 100 000 € en Europe, voire 120 000 € selon certaines sources chinoises, ce qui place le Q9 dans la même fourchette que ses rivaux Mercedes GLS et BMW X7.

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Auteur
May 16, 2026 21:27
Crée
May 17, 2026 10:00
Mis à jour
Audi Q9 : l’expérience commence à bord
2min
Temps de lecture
May 17, 2026 10:00
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