Luxe
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Perspectives LVMH 2026 : Comment Louis Vuitton, Dior et Sephora Préparent le Rebond du Groupe sur Tous les Continents
LVMH 2026 : Le géant prépare sa reconquête chinoise

Le Renouveau Créatif au Cœur de la Stratégie 2026

LVMH aborde l'horizon 2026 avec une stratégie claire : renforcer la désirabilité de ses marques par un renouveau créatif sans précédent. Cette orientation, maintes fois réaffirmée par Bernard Arnault et son équipe de direction, se concrétise déjà dans les nominations stratégiques et les investissements massifs dans l'innovation produit. Le groupe mise sur le fait que "l'amélioration constatée au troisième trimestre 2025 et les effets progressifs à venir sur 2026 du renouveau créatif désormais effectif sur la quasi-totalité des marques mode crédibilisent le retour à une croissance raffermie", selon les analyses d'Oddo BHF.

Louis Vuitton, qui représente plus de 20 milliards d'euros de chiffre d'affaires annuel, incarne parfaitement cette dynamique. La maison a multiplié les initiatives créatives avec "The Louis" à Shanghai, un espace muséal en forme de navire qui symbolise l'âme du voyage et qui a attiré un nombre record de visiteurs depuis son ouverture. Ce concept innovant mêle culture, expérience immersive et retail de luxe, une formule que LVMH compte déployer dans d'autres métropoles mondiales d'ici 2026.

Le lancement en 2025 de La Beauté Louis Vuitton, dirigée par la légendaire Pat McGrath, marque une étape majeure dans la diversification de la marque. Cette nouvelle ligne de maquillage, qui met l'accent sur l'exigence dans la composition, l'innovation et la durabilité, a connu un succès immédiat et devrait contribuer significativement à la croissance de Louis Vuitton en 2026. Les défilés de Nicolas Ghesquière et Pharrell Williams continuent de générer un buzz mondial, renforçant le statut de la marque comme référence absolue du luxe contemporain.

Économie
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De Davos à Washington : les institutions financières internationales révisent à la hausse leurs prévisions économiques 2026
Croissance mondiale à 3,3% : l'économie résiste mieux que prévu
FMI, Banque mondiale et ONU convergent : l'économie résiste mieux que prévu

Une croissance globale maintenue contre toute attente

Les institutions financières internationales affichent un certain optimisme prudent pour 2026. Le Fonds monétaire international a relevé ses projections de croissance mondiale à 3,3% pour l'année en cours, soit une révision à la hausse de 0,2 point de pourcentage par rapport aux estimations d'octobre. Cette amélioration provient principalement des États-Unis et de la Chine, deux locomotives économiques qui démontrent une capacité d'adaptation remarquable face aux perturbations commerciales.

L'économie mondiale secoue les impacts du choc tarifaire initial, selon le blog officiel du FMI signé par Tobias Adrian et Pierre-Olivier Gourinchas. Cette force surprenante reflète une confluence de facteurs : l'apaisement relatif des tensions commerciales, des stimuli budgétaires supérieurs aux attentes, des conditions financières accommodantes, l'agilité du secteur privé pour atténuer les perturbations commerciales et l'amélioration des cadres politiques, notamment dans les économies émergentes.

La Banque mondiale projette une croissance légèrement plus modeste à 2,6% en 2026 avant une remontée à 2,7% en 2027, une révision à la hausse par rapport aux prévisions de juin. Cette résilience reflète une meilleure performance que prévu, particulièrement aux États-Unis, qui représente environ deux tiers de la révision à la hausse pour 2026. Pourtant, si ces prévisions se confirment, les années 2020 s'annoncent comme la décennie la plus faible pour la croissance mondiale depuis les années 1960, selon le rapport Global Economic Prospects de l'institution.

Les Nations unies se situent dans une fourchette similaire, prévoyant une croissance mondiale de 2,7% en 2026, légèrement inférieure aux 2,8% estimés pour 2025 et bien en deçà de la moyenne pré-pandémique de 3,2%. Le rapport World Economic Situation and Prospects 2026 souligne qu'une résilience inattendue face aux fortes augmentations des tarifs américains, soutenue par des dépenses de consommation solides et une inflation en baisse, a contribué à maintenir la croissance, mais des faiblesses sous-jacentes persistent.

Tech
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L'infrastructure énergétique devient le véritable champ de bataille de l'intelligence artificielle en 2026
Data centers : la nouvelle bataille de l'Intelligence artificielle
L'IA face au défi de l'infrastructure en 2026

L'ère de l'infrastructure : quand le matériel dicte la stratégie

L'année 2026 marque un tournant décisif dans l'évolution de l'intelligence artificielle. Contrairement aux années précédentes dominées par les annonces de modèles toujours plus performants, l'industrie affronte désormais des contraintes physiques tangibles. Les investissements dans les data centers devraient atteindre approximativement trois billions de dollars d'ici 2030, selon des projections citées par Bloomberg et rapportées dans des analyses sectorielles récentes. Cette somme colossale couvre non seulement les serveurs et équipements informatiques spécialisés, mais également les installations physiques et surtout la capacité énergétique nécessaire.

OpenAI illustre parfaitement cette mutation. La directrice financière Sarah Friar a révélé que la capacité de calcul de l'entreprise s'est étendue jusqu'à environ 1,9 gigawatt en 2025, soulignant que la croissance commerciale suit directement la disponibilité énergétique. Cette dépendance transforme les fournisseurs d'énergie, les planificateurs de réseaux électriques et les décideurs politiques en acteurs stratégiques de première ligne. Les dirigeants technologiques ne négocient plus seulement avec des fournisseurs de puces : ils discutent désormais avec des compagnies d'électricité et des autorités locales pour sécuriser l'approvisionnement énergétique à long terme.

Taiwan Semiconductor Manufacturing Company a publié des revenus trimestriels dépassant les attentes, confirmant que la construction massive d'infrastructures IA s'accélère en 2026. TSMC occupe une position centrale dans la chaîne d'approvisionnement : lorsque les hyperscalers et les laboratoires spécialisés augmentent leurs commandes pour des nœuds avancés et des solutions d'assemblage sophistiquées, TSMC en perçoit les premiers signaux. Ces données suggèrent un cycle prolongé d'investissements élevés dans l'infrastructure IA, avec des répercussions sur l'ensemble de l'écosystème technologique.

Économie
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World Economic Forum et marchés financiers : influence réelle ou simple paysage d’arrière-plan ?
WEF et marchés financiers : impact réel ?
WEF et marchés financiers : influence ou simple signal ?

Les marchés financiers et Davos : perception vs réalité

Chaque année, l’ouverture du World Economic Forum à Davos est regardée de près par les investisseurs institutionnels et les acteurs des marchés financiers. Selon un rapport publié avant la réunion annuelle, un sondage du WEF a montré que faire des affaires est devenu plus difficile, reflétant une dégradation de la coopération mondiale entre gouvernements et entreprises — un signal que les traders suivent attentivement.

Cependant, comme le montrent les données financières et les mouvements observés autour du forum, les marchés ne réagissent pas de manière mécanique aux seules déclarations du WEF. Les indices boursiers, les devises et les matières premières dépendent avant tout de facteurs quotidiens comme les décisions des banques centrales, les données économiques et les tensions géopolitiques — bien plus que des discours de Davos.

Économie
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World Economic Forum : encore un centre de gravité mondial ou simple caisse de résonance occidentale ?
Dans un monde post-occidental, le Davos, est-il encore utile ?
Davos fait-il encore battre le cœur de l’économie mondiale ? Chaque année, le World Economic Forum réunit dirigeants, PDG et investisseurs sous les projecteurs. Mais dans un monde multipolaire, fragmenté et dominé par l’incertitude géopolitique, son influence réelle est de plus en plus interrogée.

Davos, une plateforme née pour connecter pouvoir politique et capital

Fondé en 1971 par Klaus Schwab, le World Economic Forum s’est imposé comme un espace unique de dialogue entre États, multinationales, institutions financières et société civile. Selon McKinsey, Davos n’a jamais été conçu comme un lieu de décision formelle, mais comme un accélérateur de coordination informelle, permettant d’aligner des acteurs qui ne se croiseraient autrement jamais.

Cette architecture explique à la fois la longévité du WEF et les critiques récurrentes dont il fait l’objet. Le forum n’adopte ni résolutions contraignantes ni politiques publiques. Il fonctionne par influence, réseaux et signaux. Reuters rappelle que nombre d’initiatives internationales — partenariats public-privé, engagements climatiques, discussions commerciales — ont émergé dans les marges de Davos plutôt que dans ses sessions officielles.

LuxeLVMH 2026 : Le géant prépare sa reconquête chinoise

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Luxe, marchés et diplomatie : comment le succès de Louis Vuitton masque la fragilité financière face aux tensions Trump-Europe
Lecture économique : le luxe, baromètre sensible de la mondialisation.
Entre défilés salués et marchés nerveux, le luxe européen fait face aux tensions commerciales américaines.

Paris — Dans un contexte économique de plus en plus volatil, marqué par les dernières annonces de Donald Trump sur des droits de douane visant l’Europe et par les mouvements des marchés financiers, Louis Vuitton triomphe à Paris. Mais derrière cette démonstration de créativité, la fragilité sous-jacente des valeurs du luxe européen face aux incertitudes géopolitiques reste patente.

Une diplomatie commerciale américaine qui ravive les tensions

Les marchés européens ont enregistré des replis significatifs ces dernières semaines, amplifiés par les déclarations du président américain Donald Trump menaçant d’instaurer des droits de douane agressifs sur les produits en provenance d’Europe. L’objectif affiché de ces mesures est d’exercer une pression politique et économique sur plusieurs nations européennes jusqu’à obtenir l’accord de Copenhague pour l’achat du Groenland, un dossier hautement symbolique autant que stratégique.

Selon les informations de Reuters, la panique des investisseurs s’est matérialisée par l’une des plus fortes baisses journalières des indices boursiers européens depuis deux mois, avec le STOXX Europe 600 perdant plus de 1 % et le CAC 40 en recul notable à Paris. Cette volatilité reflète le lien étroit entre décisions politiques et confiance des marchés dans un environnement global déjà fragile.

Plusieurs médias financiers ont rapporté que les menaces de Trump incluent une augmentation progressive des tarifs douaniers, avec un seuil de départ à 10 % sur les produits européens dès février, potentiellement passant à 25 % si aucun accord n’est conclu. Ce spectre d’escalade commerciale rappelle les épisodes de tensions commerciales passées et accroît l’aversion au risque chez les investisseurs.

Luxe
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Pressions commerciales américaines, tensions OTAN-Europe et luxe mondial : LVMH entre risques macroéconomiques et triomphe créatif de Pharrell Williams
Comment LVMH navigue entre risques géopolitiques et succès créatif
Comment LVMH navigue entre risques géopolitiques et succès créatif

Tensions commerciales et géopolitiques : un climat d’incertitude ravivé

Les marchés financiers européens ont entamé l’année 2026 dans un climat de nervosité accrue, alimenté par les déclarations de Donald Trump sur un possible durcissement des droits de douane visant les importations européennes. Ces annonces, couplées aux frictions diplomatiques liées au rôle stratégique du Groenland et aux discussions internes à l’OTAN sur le partage des charges de défense, ont ravivé les craintes d’un nouveau cycle de confrontation transatlantique.


Selon plusieurs analyses de marché relayées par Reuters et Investing.com, les investisseurs redoutent un impact direct sur les groupes exportateurs européens, en particulier ceux fortement exposés au marché américain, à l’image du secteur du luxe. Les indices boursiers continentaux ont ainsi enregistré des phases de repli, traduisant une aversion au risque accrue.

Géopolitique
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Tensions transatlantiques et marchés financiers : Trump renonce aux droits de douane contre l’Europe pour un « cadre » sur le Groenland
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Comment la volte-face de Trump sur les tarifs vis-à-vis de l’UE a calmé les marchés avant Davos

Contexte : la menace de droits de douane liés au Groenland

En janvier 2026, Donald Trump avait menacé d’imposer des droits de douane supplémentaires visant huit pays européens — notamment le Danemark, la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni et la Suède — si ces alliés refusaient de négocier la vente ou un contrôle accru du Groenland, territoire autonome danois stratégique dans l’Arctique. Les taxes étaient annoncées à 10 % dès le 1ᵉʳ février, avec une escalation prévue jusqu’à 25 % si aucun accord n’était conclu d’ici juin 2026.

Tech
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Huawei Maextro S800 domine les ventes de voitures de luxe en Chine devant BMW, Porsche et Mercedes-Maybach
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De smartphone à reine des routes chinoises : l’incroyable ascension de la S800

La Maextro S800, phénomène commercial en Chine

Lancée officiellement en août 2025 par Huawei en partenariat avec JAC Group dans le cadre de l’alliance Harmony Intelligent Mobility Alliance (HIMA), la Maextro S800 a rapidement dépassé les attentes du marché chinois des voitures de luxe.

Selon les données de ventes pour décembre 2025, la S800 s’est vendue à 4 376 exemplaires, devançant largement les Porsche Panamera (1 593 unités), BMW Série 7 (1 429), Maybach S-Class (1 118) et même la Mercedes-Benz Classe S (923). Le cumul des ventes combinées de ces modèles n’atteint pas celui de la S800.

Ce résultat fait de la Maextro S800 le modèle le plus vendu du segment haut de gamme (prix > 708 000 yuans, soit ~101 000 $) sur le premier marché automobile mondial.

Géopolitique
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Groenland : pourquoi l’Arctique devient le nouveau front géopolitique entre États-Unis et Europe
Washington relance le dossier groenlandais, L’Arctique devient stratégique
L’Arctique au cœur d’un bras de fer stratégique mondial

Le Groenland, pivot stratégique de l’Arctique moderne

Longtemps perçu comme un territoire périphérique, le Groenland est désormais considéré comme un pivot stratégique mondial. Sa position géographique, entre l’Amérique du Nord, l’Europe et l’Arctique russe, en fait un point de contrôle essentiel pour les routes maritimes émergentes, rendues accessibles par la fonte des glaces.

Selon les analyses relayées par Reuters, les États-Unis considèrent le Groenland comme un élément clé de leur dispositif de défense avancé, notamment en matière de détection antimissile et de surveillance aérienne dans le Grand Nord.

Géopolitique
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Crise commerciale transatlantique : Trump promet des tarifs à l’Europe jusqu’à l’achat du Groenland
Tarifs américains menaçants : Trump intensifie les tensions avec l’Europe
Le 17 janvier 2026, les rues de Copenhague se sont remplies d’une foule dense et déterminée. Des milliers de manifestants danois ont fait entendre leur voix pour dénoncer les velléités de Donald Trump visant à s’approprier le Groenland

Contexte des menaces tarifaires américaines

Dans un message publié récemment, le président Donald Trump a annoncé une extension de tarifs douaniers visant des pays alliés, avec une grille progressive à “10 % dès février et jusqu’à 25 % en juin” tant qu’un accord sur le Greenland n’est « pas obtenu ».

Cette annonce fait écho à une stratégie déjà initiée en 2025, mais amplifiée en 2026 alors que Washington intensifie sa pression sur ses alliés européens pour des concessions géopolitiques. Le Groenland, territoire autonome danois, se retrouve au centre d’un bras de fer inédit.

Géopolitique
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Donald Trump et les alliés occidentaux : tensions, OTAN et leadership américain en question
Trump et les alliés occidentaux: OTAN sous pression américaine

Une relation transactionnelle avec les alliés historiques

Depuis le début de son second mandat, Donald Trump a confirmé une approche transactionnelle des relations internationales. Avec les alliés européens, cette stratégie se traduit par des demandes répétées de contributions financières accrues, notamment au sein de l’OTAN, et par une remise en cause publique de certains engagements collectifs.

Le président américain a réitéré que les États-Unis « ne peuvent pas continuer à payer pour la sécurité des autres », soulignant que plusieurs membres de l’Alliance atlantique n’atteignent toujours pas l’objectif de dépenses militaires fixé à 2 % du PIB. Cette rhétorique, déjà utilisée lors de son premier mandat, a été relancée dans un contexte de guerre prolongée en Ukraine, accentuant les inquiétudes des partenaires européens quant à la fiabilité du parapluie sécuritaire américain.

Culture
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Maison Valentino après Valentino Garavani : survivre à son fondateur
Maison Valentino après la mort de Valentino Garavani

Une maison indissociable de son créateur

Fondée en 1960 à Rome, la maison Valentino s’est construite autour d’une vision unique, incarnée pendant près d’un demi-siècle par son fondateur, Valentino Garavani. Contrairement à d’autres maisons historiques ayant rapidement évolué au gré de directions artistiques multiples, Valentino est longtemps restée une extension directe de la personnalité de son créateur.

Cette centralité explique la singularité de la marque. Chaque collection portait la marque d’un même regard : élégance classique, références à l’aristocratie européenne, culte de la perfection artisanale. Dans un secteur soumis aux tendances et aux ruptures esthétiques, Valentino a cultivé une continuité stylistique rare, qui a contribué à sa reconnaissance internationale.

Culture
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Valentino Garavani, la disparition d’un géant de la haute couture italienne
Mort de Valentino Garavani, légende de la haute couture italienne

Un nom devenu institution mondiale du luxe

Valentino Garavani n’était pas seulement un créateur, mais une institution à lui seul. Né en 1932 à Voghera, dans le nord de l’Italie, il fonde sa maison à Rome en 1960, dans un contexte où Paris domine encore largement la haute couture. Très tôt, Valentino impose une signature reconnaissable, fondée sur une vision aristocratique du vêtement, un sens aigu des proportions et une obsession du détail.

Son nom devient rapidement synonyme de raffinement extrême. À partir des années 1960, ses créations habillent les élites politiques, culturelles et artistiques internationales. Jacqueline Kennedy, Elizabeth Taylor, Sophia Loren ou encore Audrey Hepburn contribuent à bâtir une légende qui dépasse les podiums. Valentino n’habille pas seulement des corps : il met en scène une idée de la beauté intemporelle, éloignée des ruptures brutales, fidèle à une élégance qu’il considère comme absolue.

Politique
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Institutions américaines face à Donald Trump : entre enquête contre la Fed, Cour suprême et limites du pouvoir exécutif
Trump et les institutions américaines : Contre-pouvoirs sous tension

Enquête pénale contre le président de la Réserve fédérale

Un des développements institutionnels les plus remarqués de ce début d’année est l’ouverture par le département de Justice d’une enquête pénale visant Jerome Powell, président de la Réserve fédérale américaine (Fed), sur la base d’allégations liées à un témoignage qu’il a donné au Congrès sur des travaux de rénovation du siège de l’institution. Powell a affirmé que l’enquête, qu’il a qualifiée de « politiquement motivée », vise à exercer une pression pour modifier les décisions monétaires de la banque centrale.

Powell a réagi publiquement, défendant l’indépendance de la Fed, et a souligné que l’enquête pourrait affaiblir la crédibilité de la banque centrale, un pilier de la politique économique américaine depuis plusieurs décennies. L’attitude du département de Justice et son timing, alors que Powell approche de la fin de son mandat de président de la Fed, ont été largement perçus comme une tentative du pouvoir exécutif d’influencer une institution qui, par tradition, opère en dehors des pressions politiques quotidiennes.

Plusieurs anciens présidents de la Fed, dont Janet Yellen, Ben Bernanke et Alan Greenspan, ont condamné cette enquête comme un « assaut sans précédent » sur l’indépendance de l’institution, estimant qu’elle risque de miner l’efficacité et la prévisibilité de la politique monétaire.

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