Géopolitique
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G7 d'Évian : programme, enjeux et tensions attendues entre la France, les États-Unis et la Chine
G7 Évian : le sommet sous très haute tension

Évian, vingt-trois ans après : la France retrouve les rives du Léman pour un sommet sous tension

Il y a vingt-trois ans, en 2003, Évian-les-Bains accueillait déjà les dirigeants des plus grandes puissances industrialisées du monde, à l'époque réunis au format G8, avec la Russie dans le club. Le 15 juin 2026, cette petite ville thermale de Haute-Savoie, nichée au bord du lac Léman et adossée aux Alpes, redevient pour trois jours le centre du pouvoir mondial. C'est dans les salons de l'Hôtel Royal Évian Resort, palace surplombant le lac, que se tiendra cette cinquante-deuxième édition du sommet du G7, sous la présidence française assurée par Emmanuel Macron depuis le premier janvier de cette année.

Pour le chef de l'État français, ce rendez-vous a une saveur particulière. Il s'agit du second et dernier sommet du G7 qu'il préside, après celui organisé à Biarritz en 2019. Mais le contexte n'a, hélas, plus rien à voir avec celui d'il y a sept ans. L'édition 2026 se présente moins comme un sommet de célébration que comme un véritable test de résistance pour la diplomatie occidentale, confrontée à des crises imbriquées les unes dans les autres : la guerre en Iran déclenchée fin février par les États-Unis et Israël, le conflit qui s'éternise en Ukraine, la fragilisation des chaînes d'approvisionnement mondiales et des tensions commerciales qui n'ont jamais semblé aussi vives entre Washington, Pékin et Bruxelles.

Sur le plan logistique, l'ampleur du dispositif sécuritaire mis en place autour d'Évian illustre à elle seule la gravité du moment. Deux périmètres de sécurité ont été instaurés autour de la ville : une zone rouge, réservée aux personnes justifiant d'un motif impérieux, englobant les abords immédiats de l'hôtel qui accueille le sommet, et une zone bleue, plus large, accessible uniquement aux détenteurs d'un pass G7 délivré par la préfecture. La gare d'Évian et plusieurs établissements scolaires de la commune et de Neuvecelle resteront fermés pendant toute la durée de l'événement. Côté suisse, dont la frontière n'est qu'à quelques encablures, les autorités fédérales ont approuvé l'engagement de l'armée en soutien aux polices cantonales de Genève, du Valais et de Vaud, avec un effectif pouvant aller jusqu'à 5 000 militaires si nécessaire. Quant à l'espace aérien, environ 300 militaires français de l'Armée de l'air et de l'espace ont été mobilisés pour établir une véritable bulle de protection autour du site, tout aéronef devant être accrédité pour circuler dans la zone du 14 au 17 juin.

Géopolitique
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Accord de paix États-Unis-Iran signé à Versailles – Donald Trump valide un fonds de 300 milliards de dollars pour la reconstruction de Téhéran
Versailles : la paix historique à 300 milliards

Versailles, théâtre d'une signature historique

C'est au son des couverts, en plein dîner au château de Versailles, que Donald Trump a surpris le monde entier. Le président américain, invité par Emmanuel Macron à l'occasion du sommet du G7, a saisi l'opportunité pour signer le mémorandum d'entente avec l'Iran, mettant ainsi fin à des mois d'un conflit dévastateur. « C'est signé… Je l'ai signé à Versailles », a déclaré le président américain à la presse. Dans une vidéo partagée sur X par Dan Scavino, conseiller de la Maison-Blanche, on voit Trump parapher le document, puis le remettre au secrétaire d'État Marco Rubio sous les applaudissements d'Emmanuel Macron.

Ce geste, improvisé en apparence – le ministre français de l'Économie Roland Lescure a confié sa surprise – est en réalité l'aboutissement de négociations intenses menées sous l'égide du Pakistan. Le président iranien Massoud Pezeshkian a apposé sa signature à distance, tandis qu'une cérémonie d'officialisation est prévue le vendredi 19 juin à Lucerne, en Suisse.

Le choix de Versailles, lieu chargé d'histoire diplomatique, n'est pas anodin. Le château, qui a vu la signature de traités majeurs, accueille désormais ce que certains qualifient déjà de tournant géopolitique du XXIe siècle. Pour Emmanuel Macron, cet accord « ouvre la voie à une paix durable » et permettra une baisse des prix de l'énergie, une première bonne nouvelle pour les consommateurs européens.

Sport
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Mondial 2026 – Les petites équipes tiennent tête aux géants : Cap-Vert nul contre l’Espagne, RDC accroche le Portugal, le réveil des outsiders
L’exploit des Léopards et la révolte des underdogs

Houston, 17 juin 2026 : le jour où les Léopards ont rugi

Il était une fois, au NRG Stadium de Houston, une rencontre qui avait tout du combat de David contre Goliath. D’un côté, le Portugal, quintuple vainqueur du Championnat d’Europe et armé de son légendaire capitaine Cristiano Ronaldo, 41 ans, sextuple participant à une Coupe du monde. De l’autre, la République démocratique du Congo, de retour sur la scène mondiale après un demi-siècle d’absence. La dernière fois que le pays – alors appelé Zaïre – avait foulé les pelouses d’un Mondial, c’était en 1974 en Allemagne de l’Ouest. Ce jour-là, les Léopards avaient perdu leurs trois matchs sans inscrire le moindre but.

Mercredi 17 juin 2026, l’histoire a pris un tout autre tour. Devant 68 777 spectateurs majoritairement acquis à la cause portugaise, la RDC a livré une prestation de courage et de détermination qui restera gravée dans les mémoires. Le bourgmestre de la commune de N’djili à Kinshasa a salué « la combativité et la volonté de défendre avec honneur les couleurs de la RDC », des mots qui résonnent comme un écho à la ferveur populaire qui a saisi tout un pays.

Les premières minutes ont pourtant laissé craindre le pire. Dès la 6e minute, João Neves, le milieu du PSG, a placé une tête imparable sur un centre venu du côté droit, offrant l’avantage aux Portugais. Le Portugal maintenait sa pression, et l’on pouvait craindre un score fleuve face à des Congolais déboussolés. Mais les Léopards ont puisé dans leurs ressources pour rééquilibrer le jeu, « ratant beaucoup d’occasions nettes de but » avant de trouver enfin la faille.

Sport
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Mondial 2026 – Récapitulatif complet de la première semaine : le format à 48 équipes, les hosts américains et les légendes Messi-Ronaldo entrent dans l’histoire
Première semaine de folie au Mondial 2026

Un coup d’envoi en grande pompe sur trois fuseaux horaires

La Coupe du monde 2026 a débuté le 11 juin par une cérémonie d’ouverture au mythique Estadio Azteca de Mexico, suivie du match d’ouverture entre le Mexique et l’Afrique du Sud. Pour la première fois dans l’histoire du tournoi, ce ne sont pas une mais trois cérémonies inaugurales qui ont eu lieu, une dans chacun des pays hôtes. Le 11 juin, Mexico a donné le coup d’envoi avec un show réunissant Shakira, Burna Boy, J Balvin et d’autres stars. Le lendemain, Los Angeles et Toronto ont emboîté le pas avec des prestations de Katy Perry, Anitta, Blackpink’s Lisa, Michael Bublé et Alanis Morissette.

Sur le terrain, le Mexique a rempli son contrat en s’imposant 2-0 face aux Bafana Bafana devant 83 000 spectateurs. Ce succès a permis à El Tri de lancer idéalement sa campagne, dans un stade qui avait déjà accueilli les finales de 1970 et 1986. À Los Angeles, les États-Unis ont débuté leur tournoi par une victoire convaincante contre le Paraguay, avant de confirmer face à l’Australie. Le Canada, de son côté, a évité la défaite en accrochant la Bosnie-Herzégovine. Les trois co‑hôtes ont donc réussi leur entrée en matière, une première encourageante pour cette édition nord-américaine.

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Côte d'Ivoire-Équateur au Mondial 2026 : à Abidjan, la ferveur populaire dope le pari hôtelier ivoirien
Côte d'Ivoire-Équateur : l'effet Mondial sur l'hôtellerie

Le retour tant attendu : les Éléphants de nouveau sur la scène mondiale

Il aura fallu attendre douze longues années. Douze années sans Coupe du monde pour la Côte d'Ivoire, depuis l'édition brésilienne de 2014. Ce dimanche 15 juin, à minuit heure de Paris au Lincoln Financial Field de Philadelphie, les Éléphants retrouvent enfin la plus grande scène du football mondial, pour un match d'ouverture face à l'Équateur qui compte déjà beaucoup dans la course à la qualification du groupe E, où figurent également l'Allemagne et Curaçao.

Le chemin parcouru pour en arriver là a de quoi nourrir la fierté. Sous la conduite du sélectionneur Emerse Faé, déjà artisan du sacre continental lors de la Coupe d'Afrique des nations organisée à domicile en 2023, la sélection ivoirienne a bâti une qualification quasiment sans accroc, terminant en tête de son groupe avec huit victoires en dix matchs et, fait remarquable, sans concéder le moindre but durant toute la campagne africaine. Une rigueur défensive qui constitue, selon plusieurs observateurs spécialisés, le socle sur lequel les Éléphants comptent s'appuyer pour affronter une opposition sud-américaine réputée pour son intensité.

Pour parfaire sa préparation, l'équipe ivoirienne a multiplié les tests de haut niveau ces dernières semaines, avec notamment une victoire convaincante deux buts à un face à la France, en match amical disputé à Nantes début juin, sur un but d'Amad Diallo, suivie d'un succès deux buts à zéro contre la réserve du Philadelphia Union le 9 juin, à quelques kilomètres seulement du stade où se jouera le match d'ouverture. Autant de signaux qui rassurent un encadrement technique conscient de l'ampleur de l'événement à venir.

En face, l'Équateur n'arrive pas en simple figurant. La « Tri » dispute sa cinquième phase finale de Coupe du monde, après les éditions 2002, 2006, 2014 et 2022, et s'est qualifiée en s'offrant une deuxième place lors des éliminatoires sud-américaines, derrière l'Argentine et devant des nations aussi solides que le Brésil, l'Uruguay ou la Colombie. Sous la direction du technicien argentin Sebastián Beccacece, nommé en plein cœur de la campagne qualificative, la sélection équatorienne a affiché une régularité remarquable, avec huit victoires, huit matchs nuls et seulement deux défaites lors de son parcours. Portée par des individualités montantes comme Moisés Caicedo et William Pacho, elle évolue généralement dans un système exigeant, en 4-3-3 ou en 4-2-3-1, avec un pressing haut qui peut rapidement déstabiliser un adversaire mal préparé.

Le passif historique entre les deux confédérations n'est pas non plus à l'avantage des Ivoiriens : en trois confrontations précédentes face à des équipes sud-américaines en Coupe du monde, la Côte d'Ivoire n'a jamais réussi à s'imposer. Un statistique qui n'enlève rien à l'optimisme ambiant, mais que les observateurs locaux n'oublient pas de rappeler, soulignant l'importance pour les Éléphants de hausser le curseur dès cette entrée en matière, dans une poule où chaque point comptera face à l'Allemagne, l'un des ténors traditionnels du tournoi.

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GéopolitiqueRécap' semaine du 1er juin 2026

Recrudescence des crises internationales

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Espagne-Cap-Vert au Mondial 2026 : pourquoi ce match électrise aussi les investisseurs francophones de Valence, Malaga et Séville
Espagne-Cap-Vert : un match suivi par les expatriés

L'Espagne entre en lice : un Mondial qui démarre sous le statut de favorite

Ce lundi 15 juin 2026, à 18 heures (heure de Paris), le Mercedes-Benz Stadium d'Atlanta accueille l'un des chocs les plus attendus de la première journée du groupe H de la Coupe du monde : l'Espagne face au Cap-Vert. La Roja de Luis de la Fuente arrive à ce rendez-vous avec le statut de grande favorite de la compétition, fort de son titre de championne d'Europe en exercice et de sa deuxième place au classement mondial de la FIFA.

L'équipe espagnole a traversé sa phase de qualifications européennes quasiment sans encombre, terminant en tête de son groupe avec cinq victoires et un seul match nul, pour un bilan offensif impressionnant de vingt-et-un buts marqués contre seulement deux concédés. Le souvenir le plus marquant de cette campagne reste la démonstration infligée à la Turquie, balayée six buts à zéro à l'extérieur, confirmant la suprématie technique d'un effectif construit autour d'un entrejeu de très haut niveau, avec Rodri, Pedri et Fabián Ruiz comme architectes du jeu espagnol.

Mais cette domination affichée sur le papier ne doit pas masquer quelques fragilités révélées lors des matchs de préparation. Après une victoire convaincante trois buts à zéro contre la Serbie, la sélection ibérique a calé face à l'Égypte (0-0), puis concédé un match nul contre l'Irak (1-1), déjà sur le sol américain. La réponse est venue lors du tout dernier test avant le coup d'envoi du Mondial : une victoire trois buts à un face au Pérou à Puebla, portée notamment par Pedri et Mikel Oyarzabal, qui a permis à l'encadrement technique de retrouver une forme de sérénité avant d'attaquer la compétition.

Face à elle, le Cap-Vert incarne l'un des récits les plus marquants de cette édition élargie à quarante-huit équipes. Avec un peu plus de 525 000 habitants, l'archipel devient l'une des plus petites nations à avoir jamais disputé une Coupe du monde, après avoir devancé le Cameroun lors des éliminatoires africaines, l'une des grandes surprises de la phase qualificative continentale. Classés 67e à la FIFA, les Requins Bleus accusent un écart de soixante-cinq places avec l'Espagne, l'un des plus importants du premier tour, mais abordent cette première historique sans pression, porté par l'enthousiasme d'un peuple tout entier suspendu à cette parenthèse mondiale.

Sur le plan strictement sportif, les deux sélections ne se sont jamais rencontrées, ni en match officiel ni en amical : cette confrontation du groupe H ouvrira donc une toute nouvelle page dans l'histoire du football international. Pour l'Espagne, l'objectif est clair, prendre rapidement le contrôle d'un groupe où l'Uruguay, opposé le même jour à l'Arabie saoudite, apparaît comme le principal rival pour la première place, avec un duel direct entre les deux nations prévu lors de la troisième journée à Guadalajara.

Économie
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Maroc : l'OCDE confirme une croissance solide mais alerte sur les vulnérabilités structurelles
Maroc : l'OCDE prévoit 5% de croissance

« Sous pression » : ce que dit le dernier rapport de l'OCDE sur le Maroc

Le titre choisi par l'Organisation de coopération et de développement économiques pour ses Perspectives économiques de juin 2026 résume, à lui seul, l'état d'esprit dans lequel l'institution aborde la conjoncture mondiale. « Sous pression » : c'est ainsi que l'OCDE qualifie une économie internationale tiraillée entre tensions commerciales, incertitudes géopolitiques et déséquilibres persistants. Et le Maroc, loin de faire exception, occupe dans ce rapport une place qui mérite d'être analysée avec attention, tant elle illustre les paradoxes d'une trajectoire de croissance soutenue, mais encore fragile sur le plan structurel.

Dans sa fiche-pays consacrée au Royaume, l'OCDE projette en effet une accélération de la croissance du produit intérieur brut, qui passerait de 4,6% en 2025 à 5% en 2026, avant un léger ralentissement à 3,9% en 2027. Il s'agit là d'une des meilleures performances macroéconomiques enregistrées par le Maroc depuis plusieurs années, et d'un chiffre qui place le Royaume parmi les économies les plus dynamiques de sa région. Mais cette performance de surface, aussi enthousiasmante soit-elle pour les opérateurs économiques et les investisseurs, dissimule une réalité plus nuancée, que l'institution basée à Paris détaille avec une précision qui mérite d'être saluée.

Car au-delà des grands agrégats macroéconomiques, l'OCDE consacre une part significative de son analyse à ce qu'elle appelle les vulnérabilités structurelles de l'économie marocaine : une dépendance énergétique massive aux importations, un marché du travail qui continue d'exclure une large partie de la jeunesse et des femmes, une économie informelle qui freine la collecte fiscale, et une perception de la corruption dans les marchés publics qui reste, selon les propres termes du rapport, à un niveau élevé. Autant de sujets qui, mis bout à bout, dessinent l'agenda des réformes que le Royaume devra mener pour transformer cette dynamique de croissance en un développement réellement durable et inclusif.

Économie
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94es 24 Heures du Mans 2026 : comment l’endurance automobile est devenue le nouveau terrain de guerre économique mondial
24 Heures du Mans, miroir des ambitions
Le Mans 2026 : quand l’endurance devient le théâtre de la guerre économique mondiale

L’onde de choc venue de la Sarthe.

Le 13 juin 2026, à 16 heures précises, le drapeau tricolore s’est abaissé sur la ligne de départ des 94es 24 Heures du Mans. Sous un ciel basque menaçant, soixante-deux bolides se sont élancés dans une symphonie mécanique où V12 atmosphériques, V8 biturbo et moteurs hybrides ont rivalisé de puissance. Pendant vingt-quatre heures, le circuit de la Sarthe est devenu le théâtre d’une compétition d’une densité inédite.

L’édition 2026 restera dans les annales comme celle de l’explosion des forces en présence. Avec vingt et une Hypercars engagées par huit constructeurs différents — Ferrari, Alpine, BMW, Aston Martin, Peugeot, Cadillac, Toyota et le nouveau venu Genesis — le plateau n’avait jamais été aussi relevé depuis l’âge d’or des années 1990. Chaque constructeur alignait deux voitures, pour un total de quarante-deux pilotes internationaux issus de treize nationalités, s’affrontant dans une course où la stratégie, la fiabilité et l’endurance priment sur la seule vitesse pure.

Cette diversité n’est pas le fruit du hasard. Depuis l’introduction des réglementations Hypercar LMH (Le Mans Hypercar) et LMDh (Le Mans Daytona hybrid), le championnat du monde d’endurance a connu une attractivité sans précédent. Pour les constructeurs, les 24 Heures du Mans représentent aujourd’hui le plus puissant des laboratoires, où se jouent à la fois la crédibilité technologique et l’image de marque à l’échelle mondiale.

Mais derrière le spectacle, des lignes de fracture profondes traversent l’événement. Cette édition 2026 s’est ouverte sous le signe de la controverse environnementale, mais aussi sous celui de recompositions industrielles majeures, alors qu’Alpine vivait sa dernière participation en Hypercar, que Genesis marquait l’entrée historique de la Corée du Sud, et que Cadillac affirmait sa volonté de détrôner les européens.

Hypercar, LMP2, LMGT3 : la guerre des technologies

La course d’endurance moderne repose sur une architecture technique d’une complexité fascinante. En 2026, la grille alignait deux catégories de prototypes dans la classe Hypercar : d’une part les LMH, conçues selon un règlement « libre » permettant aux constructeurs d’explorer des solutions radicales, de l’autre les LMDh, plus standardisées et moins coûteuses, partageant leur base avec le championnat nord-américain IMSA.

Cette dualité, voulue par l’Automobile Club de l’Ouest (ACO) et la FIA, a réussi son pari : attirer des constructeurs aux approches très différentes. Ferrari et Toyota, engagés en LMH, misent sur la sophistication et l’optimisation extrême. Cadillac et BMW, fidèles aux LMDh, jouent la carte du pragmatisme et de la fiabilité.

Les essais qualificatifs avaient donné le ton. BMW, via la M Hybrid V8 n°15 pilotée par Dries Vanthoor, a décroché la pole position, devançant de peu les Cadillac du Hertz Team Jota. Les Ferrari 499P, pourtant invaincues au Mans depuis 2023, accusaient un léger retard au tour, tandis que les Alpine A424, victorieuses à Fuji l’année précédente, affichaient des ambitions légitimes.

Cette diversité technique a produit une course d’une richesse tactique exceptionnelle, où les stratégies de ravitaillement, de changement de pneumatiques et de gestion de l’énergie ont joué un rôle déterminant jusqu’au bout de la nuit. La météo changeante, avec des averses éparses durant la nuit, a ajouté une dose supplémentaire d’incertitude, obligeant chaque équipe à ajuster en temps réel son approche.

Sport
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Neymar au Brésil pour la Coupe du monde 2026 : entre miracle sportif et compromis commercial, le pari risqué d’Ancelotti.
Ancelotti choisit Neymar, le Brésil s’enflamme.
La sélection de Neymar par Ancelotti pour la Coupe du monde : pari gagnant ou fossoyeur de la nouvelle génération ?

L’annonce qui a électrisé le Brésil.

Le 18 mai 2026 restera gravé comme une date clé de la psyché footballistique brésilienne. Ce jour-là, au Musée du Demain, un lieu emblématique de Rio de Janeiro tourné vers l’avenir, Carlo Ancelotti a choisi de faire un bond dans le passé. En prononçant le nom de Neymar, le technicien italien a transformé une simple conférence de presse en un véritable feuilleton national.

Absent de la Seleção depuis une grave blessure au genou contractée en octobre 2023 lors d’un match éliminatoire contre l’Uruguay, le numéro 10 de Santos, fort de ses 79 buts en 128 sélections, s’apprête à disputer sa quatrième phase finale de Coupe du monde. Mais à 34 ans, après un passage chaotique en Arabie saoudite et un retour mitigé au sein de son club formateur, sa simple présence dans l’avion pour l’Amérique du Nord (Canada, États-Unis, Mexique) est perçue par beaucoup comme un affront à la méritocratie.

Ancelotti, qui venait de prolonger son contrat avec la Confédération brésilienne de football (CBF) jusqu’en 2030, avait pourtant fixé des règles claires : la forme physique primerait. Pourtant, il a sélectionné un joueur qui n’avait plus foulé les terrains de l’équipe nationale depuis près de trois ans et qui arrivait au Mondial avec une déchirure musculaire à un mollet.

Loin d’être une simple lubie technique, cette décision s’inscrit dans une stratégie à haut risque. Alors que la Cinq fois championne du monde cherche à retrouver les sommets abandonnés depuis 2002, Ancelotti mise tout sur l’aura d’un homme, ou sur son fantôme.

Un pari risqué assumé par Ancelotti

Lors de l’annonce officielle, les présentateurs n’ont pas eu besoin de longs discours. Le cri de la foule lorsque le nom de "Neymar Jr" a résonné dans l’auditorium en disait long sur l’attachement viscéral que le peuple brésilien porte encore à son prodige. Pourtant, derrière cette acclamation se cache un raisonnement tactique que le technicien italien a longuement justifié.

“Nous ne l’avons pas appelé uniquement pour ses qualités footballistiques, mais aussi pour son expérience et parce qu’il peut être une source d’inspiration pour les jeunes joueurs”, a déclaré Ancelotti, visiblement mal à l’aise lorsqu’un journaliste lui a demandé pourquoi il préférait Neymar, avec quinze matchs joués au Brésil, plutôt que Joao Pedro, auteur de quinze buts dans le championnat anglais. Une question qui restera sans réponse véritablement convaincante.

L’entraîneur, qui a aussi dû faire une croix sur Estevao Willian et Rodrygo, assume ce qu’il appelle une “priorité à l’expérience”. “Dans certains postes, nous privilégions le vécu”, a-t-il répété, esquissant une fin de non-recevoir à la logique arithmétique des statistiques. Ce faisant, il ouvre une brèche immense dans laquelle s’engouffrent les détracteurs de la pépite de Santos, qui y voient la preuve que le maillot brésilien n’est plus gagné sur le terrain, mais se monnaye à coup de prestige et de marketing.

Mais le plus grand mystère reste l’état de santé de Neymar. Alors que Santos avait minimisé une blessure à la jambe, les examens IRM passés fin mai ont révélé une déchirure musculaire de grade deux, accompagnée d’hémorragies internes. Les rumeurs les plus folles circulent, allant jusqu’à accuser l’attaquant d’avoir dissimulé la gravité de son mal pour forcer sa place.

Économie
Français
DPE 2026-2034 : comment l’interdiction progressive des passoires thermiques transforme le marché immobilier français
France : DPE, l’ultimatum 2025-2028

Un calendrier sans répit

Depuis le 1er janvier 2025, un logement classé G au diagnostic de performance énergétique ne peut plus être mis en location, renouvelé ou reconduit tacitement. L’interdiction s’étendra aux logements F le 1er janvier 2028, puis aux E le 1er janvier 2034. Selon le service‑public.fr, « depuis le 1er janvier 2025, il est interdit de mettre en location des logements étiquetés G sur le diagnostic de performance énergétique. Ces biens immobiliers énergivores, aussi appelés passoires thermiques, sont désormais considérés comme non décents ». Le calendrier, fixé par la loi Climat et Résilience d’août 2021, s’applique à toute nouvelle location, tandis que les baux en cours ne sont pas rompus automatiquement mais ne peuvent être renouvelés.

Sur le terrain, l’impact est déjà visible. L’agence MeilleursAgents relève que le guichet MaPrimeRénov’, suspendu au 1er janvier 2026 faute de loi de finances, a rouvert le 23 février 2026, avec des délais d’instruction rallongés. Simultanément, un projet de loi qui devrait être présenté en juin 2026 propose un sursis de trois ans (cinq en copropriété) pour les bailleurs qui signent un engagement de travaux, afin d’éviter que 700 000 logements ne sortent du marché locatif.

En cinq années, l’étiquette énergie est devenue le quatrième critère d’achat, au même rang que la localisation ou la surface. Ce décryptage en cinq parties fait le point sur les obligations légales, le coût financier de la décote, les aides disponibles, les disparités régionales et les solutions pour sortir de l’impasse.

Interdiction de location DPE 2025-2034 : ce qui change chaque année

Le calendrier des interdictions a été conçu par étapes, pour laisser aux propriétaires un temps d’adaptation.

1er janvier 2023 : interdiction des logements G+ (consommation > 450 kWh/m²/an), soit environ 150 000 logements.
1er janvier 2025 : extension à tous les logements classés G, quel que soit leur niveau de consommation. Environ 600 000 logements sont concernés.
1er janvier 2028 : les logements classés F rejoindront l’interdiction, soit 1,1 million de logements supplémentaires.
1er janvier 2034 : les logements classés E seront interdits à leur tour, touchant 3,5 millions de logements.

« Interdiction » ne signifie pas que les baux en cours sont résiliés. Comme le précise le barreau de Montpellier, « les baux en cours ne sont pas impactés par ces interdictions et peuvent se poursuivre normalement. L’interdiction ne s’applique qu’aux nouveaux contrats de location, ainsi qu’aux renouvellements et reconductions tacites postérieurs aux échéances mentionnées ». Toutefois, un locataire peut dès à présent exiger des travaux par voie judiciaire, avec une possible suspension ou réduction du loyer.

En 2026, une modification technique importante est intervenue : le coefficient de conversion de l’électricité est passé de 2,3 à 1,9. Le Monde indique que cette réforme « devrait faire sortir de la catégorie de passoire énergétique 850 000 habitations, sur les 5,8 millions de logements classés F ou G ». Autrement dit, sans travaux, des milliers de biens passent mécaniquement d’une étiquette F ou G à une meilleure note. Le gouvernement justifie ce changement par la volonté de « mieux refléter la réalité du mix énergétique français, largement décarboné grâce au nucléaire ».

À noter que ce coup de pouce technique ne concerne que les logements chauffés à l’électricité et exige un DPE actualisé post‑2026. Pour les propriétaires de passoires chauffées au gaz ou au fioul, le constat reste inchangé.

Business
Français
Ladurée x Casablanca : quand la pâtisserie parisienne s’invite dans la garde-robe – Une collection capsule qui brouille les frontières entre gastronomie et mode
Ladurée x Casablanca : la collab qui fait sensation

Une alliance inattendue entre deux mondes

Elles n’auraient jamais dû se rencontrer. D’un côté, Ladurée, l’institution parisienne fondée en 1862, dont les macarons et les salons de thé Belle Époque incarnent une certaine idée du raffinement à la française. De l’autre, Casablanca, la jeune marque créée en 2018 par le designer franco-marocain Charaf Tajer, devenue en quelques années l’une des signatures les plus identifiables du luxe contemporain grâce à son univers solaire, nostalgique et résolument tourné vers l’art de vivre.

Pourtant, c’est bien cette rencontre improbable qui s’est concrétisée début juin 2026. La collection capsule Ladurée x Casablanca, dévoilée le 3 juin, propose une immersion dans un univers où la pâtisserie dialogue avec la mode, le voyage et la narration visuelle. Disponible jusqu’au 1ᵉʳ septembre dans les boutiques Ladurée du monde entier, l’opération a été pensée comme un « voyage entre le goût et le style ».

L’idée peut sembler anecdotique. Elle ne l’est pas. Car au-delà de la simple mise en commun de deux noms, cette collaboration témoigne d’un mouvement de fond : les marques de luxe, confrontées à des consommateurs en quête d’émotions et de récits, investissent désormais des territoires autrefois périphériques à leur cœur de métier. Pour Ladurée, l’enjeu est de poursuivre l’extension de son territoire de marque vers le lifestyle. Pour Casablanca, il s’agit de renforcer son ancrage dans un imaginaire parisien raffiné qui nourrit déjà son univers créatif depuis ses origines.

Charaf Tajer, né à Paris et élevé dans le quartier de Belleville, ne cache pas son attachement personnel à la maison Ladurée. Dans une déclaration reprise par plusieurs médias, il confie : « En ayant grandi à Paris, Ladurée a toujours été pour moi une véritable institution – un établissement emblématique lié à tant de souvenirs de célébration, des gâteaux offerts en rituel aux petits déjeuners avec mes proches ». Cette dimension autobiographique confère à l’opération une authenticité que ne possèdent pas toujours les exercices de co-branding standardisés.

La collaboration, selon les termes employés par les deux maisons, repose sur une « passion commune pour le voyage ». Elle entend dépasser le simple alignement de logos pour construire un récit cohérent, capable de séduire des générations et des clientèles différentes sans diluer l’identité de chacun.

Sport
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Grand Prix de Monaco 2026 : Antonelli résiste au chaos, Hamilton deuxième, Hadjar sur le podium
F1 : Antonelli survit au naufrage monégasque

Antonelli surprend Verstappen, Hamilton déchante – L’histoire se joue au millième de seconde

Dans les jours précédant le Grand Prix, les regards étaient braqués sur la bataille interne chez Mercedes, après l’accrochage tendu entre Kimi Antonelli et George Russell au Canada. Le ton était donné : « On continuera à se battre, mais plus intelligemment », avait promis l’Italien. De son côté, le patron Toto Wolff menaçait de mettre son grain de sel si les débordements compromettaient les points de l’écurie. Mercedes avançait donc sur la sellette, tandis que Ferrari affichait des performances encourageantes lors des essais libres.

Mais c’est une autre bataille qui a tenu le public en haleine lors des qualifications, samedi 6 juin. Sur le circuit de 3,337 km où doubler relève presque du miracle, la pole position se joue à des fractions de seconde. Kimi Antonelli a sorti le grand jeu : un tour canon en 1:12,051, juste 0,043 seconde devant Max Verstappen (Red Bull). L’écart était infime, pourtant c’est bien l’Italien de 19 ans qui s’emparait de la première place sur la grille, devant un Lewis Hamilton qui n’avait jamais semblé aussi mal à l’aise dans sa Ferrari.

Le septuple champion du monde, dominateur vendredi, n’a pas retrouvé les mêmes sensations en qualification. « Nous avons à peine changé quoi que ce soit, mais la voiture était radicalement différente une fois arrivés en qualifications », a‑t‑il confessé, réclamant une analyse approfondie de la Scuderia. Une alarme qui sonnait déjà creux avant le départ. Pendant ce temps, chez Red Bull, Isack Hadjar déjouait tous les pronostics. Victime d’un violent crash dès les premiers essais libres, le Français a réussi à décrocher la cinquième place sur la grille, presque « miraculeusement », selon ses propres mots. « Je manquais de confiance. Avec le crash d’hier, c’était compliqué », a‑t‑il avoué, lui qui n’avait pas eu la meilleure préparation.

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World Climbing Series Prague 2026 : record historique pour Sorato Anraku et première médaille chinoise en boulder
World Climbing Series : jackpot record

World Climbing Series Prague 2026 : l’escalade mondiale se donne rendez‑vous sur l’île Štvanice

Prague a accueilli du 3 au 7 juin 2026 la cinquième étape des World Climbing Series, l’ancienne Coupe du monde de l’IFSC. Pour la première fois, la capitale tchèque réunissait boulder et difficulté (lead) sur un seul site, l’île Štvanice, avec 311 athlètes issus de 47 nations. L’événement a été marqué par la domination japonaise – Sorato Anraku devenant le premier grimpeur masculin à enchaîner quatre médailles d’or consécutives sur une même saison –, par le bronze historique de la Chinoise Zhang Yuetong et par le retour très surveillé de trois athlètes russes sous statut neutre, qui a attisé les tensions diplomatiques. Dans les coulisses, la discipline affirme sa professionnalisation avec une dotation record supérieure au million d’euros toutes épreuves confondues, tandis que Prague se positionne comme un test grandeur nature avant les championnats du monde 2027 à Brno.

Une première tchèque sur l’île Štvanice : le boulder et le lead enfin réunis

L’île Štvanice, jusqu’alors connue pour son centre tennistique et ses espaces verts, s’est métamorphosée en capitale éphémère de l’escalade mondiale. Pour la première fois depuis l’intégration de la discipline aux Jeux olympiques, Prague osait la formule complète : boulder et difficulté (lead) sur un même site, sur cinq jours.

Le pari était ambitieux. Les précédentes éditions pragoises – alors simplement dédiées au bloc – se tenaient sur la vaste esplanade de Letná, exposée aux caprices du vent. « Le déménagement sur Štvanice est logique après les problèmes de vent de l’an dernier, et je suis très heureux que reviennent non seulement la Coupe du monde de boulder mais aussi celle de difficulté », expliquait Adam Ondra, quadruple champion du monde, avant l’épreuve. Le nouveau site a permis de mutualiser les infrastructures : le mur de lead, haut de 17 mètres, a été dressé sur le court central du stade, tandis que la zone de boulder s’étendait dans le parc adjacent. « Le court central va créer une ambiance vraiment électrique. En même temps, le lieu offre de meilleures conditions et rend l’événement plus durable parce que nous pouvons utiliser les infrastructures existantes », détaillait Jan Bloudek, président du club tchèque.

Cet ancrage praguois n’est pas anodin. La ville, qui avait déjà accueilli une étape de la Coupe du monde de boulder de 2023 à 2025, monte désormais en gamme. Les organisateurs annonçaient dès l’ouverture que l’étape servait de répétition générale aux championnats du monde prévus à Brno en 2027. Sur place, l’ambiance se voulait aussi festive que compétitive : zone fan avec blocs d’initiation, tests de matériel, stands de nourriture locale. L’entrée restait payante mais accessible, avec un tarif préférentiel jusqu’au 1er mai, signe que les organisateurs misaient sur un public familial élargi.

Le pari de l’affluence a été tenu. Les demi-finales et finales, retransmises en direct par la télévision publique tchèque Česká televize et sur les canaux du groupe Warner Bros. Discovery, ont attiré plusieurs milliers de spectateurs chaque soir. Reste que la météo capricieuse de juin a parfois contraint à fermer une partie des gradins extérieurs, un inconvénient que seule une halle couverte pourrait résoudre à l’avenir.

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Semaine du 1er juin 2026 : tensions américano-iraniennes, regain sécuritaire France-Algérie et poussée de l’IA en Asie
Récap' semaine du 1er juin 2026

Géopolitique internationale : Iran, Liban, détroit d’Ormuz – le monde retient son souffle

La première semaine de juin s’ouvre sous le signe d’une tension extrême au Moyen‑Orient. Après plusieurs semaines d’échanges indirects, les États‑Unis et l’Iran se renvoient la responsabilité de l’enlisement diplomatique. Le président Donald Trump assure lundi 1er juin que Téhéran « veut vraiment conclure un accord » avec Washington, tout en reconnaissant que les pourparlers piétinent. Dans un message posté sur Truth Social, il écrit que l’Iran « veut vraiment conclure un accord, et ce sera un bon accord pour les États‑Unis et ceux qui sont avec nous ». Pourtant, sur le terrain, aucune accalmie n’est visible. L’agence de presse Tasnim rapporte que l’équipe de négociation iranienne a suspendu sa participation aux discussions, tandis que les deux camps se livrent à des frappes ciblées contre des sites radar et des infrastructures de drones. Le Pentagone confirme des frappes américaines contre des positions iraniennes à Goruk et sur l’île de Qeshm. Dans la foulée, Israël ordonne à ses troupes de s’enfoncer plus profondément au Liban pour lutter contre le Hezbollah, organisation soutenue par Téhéran.

Cette escalade militaire a un impact immédiat sur les marchés pétroliers. Dès le lundi 1er juin, le baril de Brent franchit le seuil des 93 dollars, tandis que le West Texas Intermediate (WTI) frôle les 90 dollars. Les analystes évoquent une hausse de plus de 2 % en séance, alimentée par la crainte d’un blocage ou d’un ralentissement du trafic dans le détroit d’Ormuz, par lequel transite un tiers du pétrole maritime mondial. Dans ce contexte incertain, Trump téléphone à la fois au Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou et au Hezbollah, affirmant avoir eu des échanges « productifs » laissant entrevoir un possible maintien du cessez‑le‑feu au Liban.

Pendant ce temps, l’administration américaine poursuit sa politique de restriction des accès médiatiques. Lundi 1er juin, le Pentagone déclare son bureau de presse « espace classifié », interdisant de fait l’entrée aux journalistes accrédités. Le secrétaire à la Défense par intérim, Joel Valdez, justifie cette mesure par des motifs de sécurité nationale, mais l’association de la presse du Pentagone dénonce une « atteinte grave à la liberté d’informer ». Cette décision, qui intervient après plusieurs mois de restrictions graduelles sous l’administration Trump, suscite l’indignation des grands médias américains, le New York Times évoquant une « violation du Premier Amendement ». Sur le plan judiciaire, un juge fédéral avait pourtant ordonné en avril de rétablir certaines libertés d’accès. L’exécutif passe outre, fragilisant encore un peu plus le principe de transparence au cœur du dispositif sécuritaire américain.

À retenir : Tensions maximales entre Washington et Téhéran, flambée du brut, et recul de la liberté de la presse au Pentagone. La communauté internationale observe avec inquiétude une région qui menace de s’embraser durablement.
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Gucci Racing Alpine : comment la marque de luxe italienne révolutionne la Formule 1 en devenant la première maison de couture partenaire‑titre
Gucci devient partenaire‑titre d’Alpine

Un accord historique : Gucci Racing Alpine voit le jour

C’est une annonce qui a fait vibrer à la fois le paddock et les podiums de la mode. Le 27 mai 2026, Gucci et Alpine Formula One Team ont officialisé un partenariat sans précédent : à partir de la saison 2027, l’écurie française sera rebaptisée Gucci Racing Alpine Formula One Team. Pour la première fois dans l’histoire de la discipline, une maison de couture de luxe devient partenaire‑titre d’une équipe de Formule 1, avec son nom apposé sur la monoplace et l’ensemble des communications officielles.

L’accord, scellé entre les dirigeants de Kering (groupe propriétaire de Gucci) et ceux de Renault (maison mère d’Alpine), est le fruit de plusieurs mois de négociations discrètes. Selon les sources, il s’élèverait à plusieurs dizaines de millions d’euros par an, un montant substantiel mais parfaitement dans la lignée des investissements actuels dans le sport automobile. En contrepartie, Gucci bénéficiera d’une visibilité mondiale sur les 24 circuits du championnat, ainsi que sur l’ensemble du contenu digital produit par la F1.

La nouvelle plateforme stratégique lancée par Gucci s’appelle Gucci Racing. Elle se veut « une plateforme stratégique et expérientielle construite autour des valeurs de la performance, de la précision, de la discipline et de l’excellence, à la croisée du luxe et du sport », peut‑on lire dans le communiqué de presse. Autrement dit, Gucci ne se contentera pas d’apposer son logo sur la voiture : il produira des contenus, des produits dérivés et des expériences client haut de gamme autour de l’univers de la compétition.

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